external image 91c5e1025c0885a980a8b24762bb844e.jpgexternal image 1240929-remise-a-plat.jpg



CITATIONS DE "LES MISÉRABLES"


La révolution française est le plus puissant pas du genre humain depuis l'avènement du christ.

A voir tant de misère partout, je soupçonne que Dieu n'est pas riche. Il a des apparences, c'est vrai mais je sens la gêne.

Le dix-neuvième siècle est grand, mais le vingtième sera heureux.

Gavroche n'était tombé que pour se redresser; il resta assis sur son séant, un long filet de sang rayait son visage, il éleva ses deux bras en l'air, regarda de côté d'où était venu le coup et se mit à chanter
Je suis tombé par terre,
C'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à …
Il n'acheva point. Une seconde balle du même tireur l'arrêta court. Cette fois il s'abattit la face contre le pavé et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s'envoler.


Le vrai nom du dévouement, c'est désintéressement.


Le despotisme reste le despotisme, même sous le despote de génie. external image litterature.png


La colère emporte l'émeute comme le vent emporte le feu.


Dans le premier amour, on prend l'âme bien avant le corps.


Il faut que jeunesse se passe et que vieillesse se casse.


Quand on est un véritable homme, on se tient à égale distance de la fanfaronnade et de la mièvrerie.


Le vide du cœur ne s'accommode point d'un bouche-trou.


Tout homme, même le meilleur, a en lui une dureté irréfléchie.


La conscience du juste doit être crue sur parole.


Quand la limite de la souffrance est débordée, la vertu la plus imperturbable se déconcerte.


Quand l'amour a fondu et mêlé deux êtres dans une unité angélique et sacrée, le secret de la vie est trouvé pour eux ; ils ne sont plus que les deux termes d'une même destinée ; ils ne sont plus que les deux ailes d'un même esprit. Aimez, planez !


Si l'infini n'avait pas de moi, le moi serait sa borne ;
Il ne serait pas infini ; en d'autres termes, il ne serait pas.
Or il est. Donc il a un moi. Ce moi de l'infini, c'est Dieu.


La porte du médecin ne doit jamais être fermée, celle du prêtre doit toujours être ouverte.


Une affection est une conviction.


La bonté de la mère est écrite dans la gaîté du marmot.

La souffrance sociale commence à tout âge.


D'année en année, l'enfant grandit, et sa misère aussi.


Certaines natures ne peuvent aimer d'un côté sans haïr de l'autre.


Qui aime bien cingle bien.


Le bonheur sec ressemble au pain sec ; on mange, mais on ne dîne pas :

Je veux du superflu, de l'inutile, de l'extravagant, du trop, de ce qui ne sert à rien.

Le bonheur, ce n'est que le nécessaire : Assaisonnez-le-moi énormément de superflu.


Le vulgaire est un vieux Narcisse qui s'adore lui-même et qui applaudit le vulgaire.


Vous avez des joues qui appellent le baiser d'une sœur,

Et des lèvres qui réclament le baiser d'un amant.


Quand la grâce se mêle aux rides, elle est adorable : il y a on ne sait quelle aurore dans de la vieillesse épanouie.


L'orgueil est en nous comme la forteresse du mal.

.
Nous vivions cachés, contents, porte close, dévorant l'amour, bon fruit défendu ;

Ma bouche n'avait pas dit une chose, que déjà ton cœur avait répondu.


On peut avoir une certaine indifférence sur la peine de mort, ne point se prononcer,

Dire oui et non, tant qu'on n'a pas vu de ses yeux une guillotine.

Il y a des gens qui observent les règles de l'honneur, comme on observe les étoiles, de très loin.


On s'aime, on se sourit, on se fait des petites moues avec le bout des lèvres,

On s'entrelace les doigts des mains, on se tutoie, et cela n'empêche pas l'éternité.


Une évasion, c'est une guérison.

Blessure au dehors ; guérison au dedans.


Quelle grande chose, être aimé ! quelle chose plus grande encore, aimer !

Le cœur devient héroïque à force de passion : il ne se compose plus que de rien de pur ; il ne s'appuie plus que sur rien d'élevé et de grand. Une pensée indigne n'y peut pas plus germer qu'une ortie sur un glacier. L'âme haute et sereine, inaccessible aux passions et aux émotions vulgaires, dominant les nuées et les ombres de ce monde, les folies, les mensonges, les haines, les vanités, les misères, habite le bleu du ciel, et ne sent plus que les ébranlements profonds et souterrains de la destinée, comme le haut des montagnes sent les tremblements de terre.


Cœurs profonds, esprits sages, prenez la vie comme Dieu la fait ; c'est une longue épreuve, une préparation inintelligible à la destinée inconnue : cette destinée, la vraie, commence pour l'homme à la première marche de l'intérieur du tombeau, alors il lui apparaît quelque chose, et il commence à distinguer le définitif : le définitif, songez à ce mot. Les vivants voient l'infini ; le définitif ne se laisse voir qu'aux morts. En attendant, aimez et souffrez, espérez et contemplez. Malheur, hélas ! à qui n'aura aimé que des corps, des formes, des apparences ! La mort lui ôtera tout : tâchez d'aimer des âmes, vous les retrouverez.


J'ai rencontré dans la rue un jeune homme très pauvre qui aimait : son chapeau était vieux, son habit était usé ; il avait les coudes troués ; l'eau passait à travers ses souliers, et les astres à travers son âme.


S'il n'y avait pas quelqu'un qui aime, le soleil s'éteindrait.


Oh ! être couchés côte à côte dans le même tombeau, la main dans la main, et de temps en temps, dans les ténèbres, nous caresser doucement un doigt, cela suffirait à mon éternité.


C'est une chose étrange, savez-vous cela ? Je suis dans la nuit.

Il y a un être qui en s'en allant a emporté le ciel !

.
Ce que l'amour commence ne peut être achevé que par Dieu.

L'amour vrai se compose à la fois de l'infiniment grand et de l'infiniment petit.


L'amour vrai a besoin de l'éternité pour son dévouement et ses espérances.

La poésie d'un peuple est l'élément de son progrès.


Le progrès marche ; il fait le grand voyage humain et terrestre vers le céleste et le divin.


Le progrès est le mode de l'homme.


Quel vide que l'absence de l'être qui à lui seul remplit le monde !


Dès qu'il touche à vos proches, le suicide s'appelle meurtre.


Pour la foule, la réussite a presque le même profil que la suprématie.


Vous rappelez-vous notre douce vie lorsque nous étions si jeunes tous deux,

Et que nous n'avions au cœur d'autre envie, que d'être bien mis et d'être amoureux !


Rien n'est stupide comme vaincre ; la vraie gloire est convaincre.


On ne sépare point un père de son enfant.

Penser, voilà le triomphe vrai de l'âme.